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Sculpture de Vincent Mauger, lauréat 2009
© Vincent Mauger
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Manifestations dans la maison de Christian & Yvonne Zervos

Programmation 2018

Samedi 24 mars, à 17 h 30

Le Printemps des poètes " La Soif hospitalière ", poèmes de René Char pour Yvonne Zervos et pour Cahiers d’Art.

Présentation de Christian Limousin et lecture de Valérie Delbore dans le cadre du trentième anniversaire du décès du poète et de la publication en coll. Poésie-Gallimard de Retour amont (recueil illustré par Giacometti comportant plusieurs poèmes inspirés par Yvonne Zervos).

Valérie Delbore est comédienne. Formée au Conservatoire national supérieur de Paris, elle a travaillé pour le théâtre (avec Guy Rétoré, Jacques Lassalle, Alain Barsacq, Saskia Cohen- Tanuggi...) et au cinéma et à la télévision (avec Xavier Gélin, Jacques Rozier, Philippe Triboit...). En 1997, elle a fondé l’association Les Mots parleurs qui, en Bourgogne et à Paris, entend développer la lecture à voix haute comme une expression artistique à part entière.



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Samedi 7 avril, à 16 h 30

Journées d’étude et de formation de la Fédération française des maisons d'écrivain & des patrimoines littéraires dans l’Yonne

Accueil d'un groupe de responsables des Maisons d'écrivain à La Goulotte en clôture des trois journées passées dans l’Yonne.




Samedi 14 avril, à 14 h 30

Assemblée générale de l'association.



Samedi 14 avril, à 17 h 30

Conférence avec projection de Patricia Sustrac

Plusieurs fois sollicité, Max Jacob avait toujours refusé de livrer ses souvenirs sur Picasso dont l’amitié précoce fait du poète un ami et un témoin privilégié du cubisme. Ce n’est qu’en 1927, dans Cahiers d’Art que Jacob livra au public français ses « souvenirs sur Picasso ». Dans quel contexte Jacob livre-t-il ses souvenirs et comment évoluent-t-ils au fil des années ? En suivant l’itinéraire d’une « oublieuse mémoire », il sera surtout question d’une amitié indéfectible recueillie dans les pages de la très belle revue des Zervos et d’une collaboration esthétique inestimable entre le peintre et le poète à l’occasion de l’édition, en particulier, du Cornet à dés (1917).

Patricia Sustrac travaille sur des questions biographiques et à l’édition de correspondances de Max Jacob. Elle a publié de nombreux articles critiques et biographiques, et plusieurs correspondances du poète. Doctorante à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, elle conduit une étude de biographie critique sous la direction de Patrick Marot et Jean-Pierre Zubiate. Présidente de l’Association des Amis de Max Jacob depuis 2005 elle dirige Les Cahiers Max Jacob.


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Samedi 28 avril, à 18 h 30

Eli Lotar, cinéaste, photographe.

Conférence de Damarice Amao

Photographe et cinéaste d’origine roumaine, Eli Lotar a laissé quelques-unes des images les plus fascinantes de l’histoire de la photographie de l’entre-deux-guerres, de ses abattoirs de la Villette à ses poétiques images de la Grèce, bien éloignées des clichés .

C’est d’ailleurs dans les années trente, autour de la Grèce et d’un premier voyage à bord du Patris II, organisé par la compagnie d’un autre Grec de Paris, Hercule Joannidès, que Christian Zervos et Eli Lotar entament diverses collaborations autour de la revue et de la galerie Cahiers d’Art. La conférence présentera divers projets ayant réuni les deux hommes tout en dressant le portrait d’un réseau d’amitiés et de coopérations typiques de l’intensité créative du Paris de l’entre-deux-guerres.

Damarice Amao. Docteure en histoire de l’art et de la photographie de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), Damarice Amao est assistante de conservation au Cabinet de la photographie du Musée national d’art moderne/Centre Pompidou. Spécialiste de la photographie de l’entre-deux-guerres et du surréalisme, elle a dirigé avec Clément Chéroux les catalogues d’exposition Jacques–-André Boiffard, La Parenthèse surréaliste (Centre Pompidou, 2014) et Eli Lotar (avec Pia Viewing, Centre Pompidou/ Jeu de Paume/ Photosynthèses, 2017). Outre l’ouvrage issu de ses recherches de doctorat Eli Lotar et le mouvement des images (2017), elle a signé avec Karolina Lewandowska Le Spectre du surréalisme, ouvrage de exposition sur la survivance du surréalisme dans la photographie contemporaine, présentée aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles durant l’été 2017.

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Samedi 19 mai, à 18 h 30

« Le Monde et le pantalon », de Samuel Beckett.

Lecture par le comédien Patrice Paris

Ce texte, écrit au début de 1945, est paru la première fois dans Cahiers d'Art (n° daté 1945-1946) sous le titre La Peinture des Van Velde ou Le Monde et le pantalon à l'occasion des expositions d'Abraham et de Geer van Velde, respectivement aux galeries MAI et Maeght en 1946 à Paris. Samuel Beckett débute et termine ce court essai par une critique radicale du monde de l’art (amateurs et critiques, notamment) et des catégories esthétiques.

Patrice Paris. Installé dans l'Yonne depuis 2007, Patrice Paris s'est formé aux cours Charles Dullin, chez Jean Périmony, puis au Centre National de la rue Blanche, aujourd'hui ENSATT. Après avoir joué en tournée dans Iphigénie de Racine et L’Aiglon d'Edmond Rostand avec Jacques Dumesnil, il part au Théâtre Populaire des Flandres pour interpréter Jean-Paul Aron, Jean Anouilh, Molière, Jules Romain, Wosiek, Crommelynck sous la direction de Cyril Robichez. Avec Cécile Montechesi au Théâtre de Meudon, il joue entre autres Kaliaev des Justes d'Albert Camus et Maximilien Robespierre de Romain Rolland au Théâtre de Puteaux avec François Florent, et au Théâtre de Colombes avec Pierre Valde. Il met en scène au théâtre : Élie Pressman, Ronald Laing, Samuel Beckett, Robert Paris, Jean Anouilh, Françoise Sagan... Il enregistre des dramatiques et commentaires pour la radio, puis double des films et des séries.

A l'occasion de cette lecture deux toiles de Bram et Geer Van Velde, aimablement prêtées par des collectionneurs privés, seront exposées dans la maison des Zervos, durant la Pentecôte, les samedi 19, dimanche 20 et lundi 21 mai, de 14 h à 18 h.

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Mercredi 30 mai

Résidence « Ecrit sur l'art ».

Sélection du dossier d'un(e) historien(ne), critique d'art ou d'architecture ou commissaire d'exposition, pour une résidence d'écriture en juillet et août, à La Goulotte. Résidence organisée avec le soutien de la DRAC Bourgogne Franche-Comté.



Samedi 2 juin, 18 h 30

1949 / 2018, à propos de Bernard Lamarche-Vadel.

Conférence de Jean-Philippe Rossignol

Dans les années 1990, Bernard Lamarche-Vadel (Avallon 1949 – La Rongère 2000) donne des conférences à l'Institut Français de la Mode. L'écrivain et critique d'art y dresse un panorama des Impressionnistes aux années 80, en passant par Malevitch, la peinture américaine et le rôle de la critique. Vingt-cinq ans plus tard, nous écouterons à nouveau celui qui considérait la critique d'art comme la "bande-son de l'art contemporain". Voix, présence de Joseph Beuys, cartographie agrandie du roman à l'essai, motifs photographiques et obsessions du style. Ou comment entrer dans une véritable pensée en mouvement, celle de Lamarche-Vadel.

Jean-Philippe Rossignol. Auteur de Vie électrique (Gallimard, 2011) et Juan Fortuna (Christian Bourgois, 2015), il prépare un livre sur Elio Vittorini et la Sicile. Critique pour Artpress, pianiste et conférencier, il vient de participer au n° « Il était une fois l'URSS » pour la revue Critique (n° 847, éditions de Minuit). Son texte, « L'art, la révolution, la terreur », questionne l'avant-garde russe et la politique, autour de l'artiste Mikhaïl Larionov.

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Du 1er juillet au 2 septembre
mercredi au dimanche de 14 à 18 h 30

Garderas-tu cet éclat ?, exposition de Charlotte Vitaioli avec projection d'une vidéo co-réalisée avec Joachim Monvoisin.

Charlotte Vitaioli, Prix Zervos – Région Bourgogne Franche-Comté 2017, vit à Rennes. Ancienne étudiante de l'École des Beaux-Arts de Quimper. Elle brasse dans ses oeuvres de nombreuses références à des mythologies ancestrales tout en y incluant des iconographies plus directement contemporaines. Elle pratique divers techniques de tradition artisanale pour fabriquer des objets, des peintures sur soie, comme des broderies mais s'investit tout autant dans des projets en vidéo. Actuellement ses recherches picturales l'amènènt à réaliser des peintures oniriques inspirées des estampes japonaises aussi bien que de l'univers paysager d'Henri Rivière.

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Juillet – Août

Résidence d'écriture sur l'art.

Pour la première résidence d' « Ecrit sur l'art », que l'association « Fondation Christian & Yvonne Zervos » inaugure cet été, une commission a sélectionné parmi les 35 dossiers qui lui ont été adressés, celui de Nora PHILIPPE.

Réalisatrice de flms documentaires de création, Nora PHILIPPE est également productrice de flms, écrivaine et commissaire d’expositions. Elle enseigne la réalisation, la théorie de l’image et la production dans plusieurs universités et écoles d’art en France.

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Samedi 15, dimanche 16 septembre

Journées européennes du patrimoine.

14 h à 17 h : visite libre ou commentée de la maison des Zervos


Une maison en République tchèque : la Villa Tugendhat de Mies Van der Rohe.

- 17 h 30 : Conférence de Cyril Brulé
En 1929, à Brno, seconde ville du nouvel état tchécoslovaque, un couple de riches industriels, Grete et Fritz Tugendhat, commandent à Mies van der Rohe, architecte du « Style International », enseignant au Bauhaus, une vaste villa pour abriter leur famille. Véritable bijou fonctionnaliste de métal, de verre et de bois précieux, cette habitation illustrant la conception du « plan libre » a révolutionné le mode d'habiter, inspirant encore aujourd'hui nombre de réalisations à travers le monde. Elle a connu bien des vicissitudes (spoliée par les Nazis, pillée, nationalisée jusqu'en 1989), avant d'être inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Son histoire, le destin de ses commanditaires, recèlent bien des rebondissements que l'architecte Cyril Brulé vous racontera, poursuivant son cycle sur les demeures emblématiques du XXe siècle.

Cyril Brulé. Membre du Conseil d’administration de l’association « Fondation Christian & Yvonne Zervos », Cyril Brulé est architecte D.P.L.G., titulaire du D.E.A. « Jardins, Paysage, Territoire ». Installé à Saulieu, au sein de l'Atelier Correia et Associés, il défend une pratique rurale de l'architecture, tournée vers l'art contemporain, l'écriture et le paysage. Il présente tous les ans, une conférence sur le théme de la maison et de l’habité.



Samedi 22 septembre 17 h 30

Art préhistorique et art contemporain, un passage souterrain ?

Conférence de François Jeune

Depuis le livre de Christian Zervos L’Art de l’époque du renne en France (1959), les sources de l’art préhistorique et de l’art rupestre se sont enrichies à l’échelle de la planète. Plus près de nous, de nouvelles découvertes comme celles des grottes Cosquer, Chauvet, Cussac (et aussi Arcy-sur-Cure…) ont renouvelé notre approche de l’art préhistorique pendant que l’art contemporain continuait de bouleverser notre vision du monde. Nous explorerons donc les emprunts formels, mais surtout d’autres processus de création qui, pour être souterrains, n’en seraient pas moins forts. Les artistes préhistoriques seraient-ils pour nous, mais dans un rapport qui n’est plus mimétique, ce qu’étaient les artistes grecs et romains pour la Renaissance ?

François Jeune est peintre et enseignant-chercheur à l’Université Paris 8. Il travaille sur la question du pictural aussi bien à la Préhistoire que dans le champ de l’art contemporain. Il anime à l’Institut national d’histoire de l’art un séminaire « Art préhistorique et art contemporain » mêlant préhistoriens, plasticiens, historiens de l’art, philosophes, écrivains, etc. Diplômé des Beaux-arts de Paris, il a exposé à Barcelone, Lyon, Montréal, en Bretagne (Vannes, L’Art dans les chapelles), à Tanlay (Qui a peur du rouge, du jaune et du bleu ?, 2003), etc. Il collabore régulièrement à la revue Art absolument.



Samedi 6 octobre, 17 h 30

Privée ou publique, une expérience de l’art contemporain.

Conférence de Dominique Marchès

En 1972, l’exposition « Douze ans d’art contemporain en France » au Grand- Palais marquait une tentative de reconnaissance de l’art vivant en France. Elle préfigurait l’ouverture du Centre Pompidou en 1977 et le soutien en faveur des arts de notre temps à travers la création en 1982 de structures publiques ( Frac, centres d’art, centres chorégraphiques …) dans le cadre de la décentralisation culturelle. Le désert artistique des années 70 en région, occupé par quelques propositions muséales municipales déterminantes ( Saint-Étienne, Grenoble…) et de rares initiatives militantes et privées ( Dijon, Villeurbanne…), s’est mué en un territoire richement maillé. Cette offre pléthorique est aujourd’hui conduite par une politique publique du plus petit village à la grande métropole, et par des entreprises et des collectionneurs privés qui affichent leur intérêt pour l’art d’aujourd’hui en bons communicants. Qu’en est-il du sens de l’art, dans une perspective historique, universaliste et sensible ? L’expérience de la rencontre avec l’œuvre relève-t-elle encore de la connaissance, de l’intime ou du partage formaté dans un espace public conditionné et sans cesse renouvelé ?

Dominique Marchès est né en 1950 à Chinon en Touraine. Photographe, collectionneur, commissaire d’exposition, Dominique Marchès œuvre dans le domaine de l’art contemporain et de l’action culturelle depuis 1972. Au sein de structures privées, associatives, éducatives et institutionnelles publiques, à Paris et en région. Ouvre sa première galerie à Châteauroux en 1973, où il expose d’abord des photographes puis des peintres de la tendance analytique d’alors, et une galerie à Paris de 1974 à 1976 et à Tours de 1983 à 1987. Fondateur et directeur artistique des centres d’art contemporain de Châteauroux ( 1978 à 1987), de Vassivière en Limousin ( 1987 à 2001) et du Domaine départemental de Chamarande en Ile de France ( 2000 à 2005), il expérimente la production, la médiation et la diffusion de l’art en milieu urbain, rural et patrimonial . Enseigne à l’Université Paris 8 en 2006 et 2007. Directeur de la culture et du patrimoine de la ville de Chinon de 2011 à 2013, il acquiert la maison de Max Ernst et Dorothea Tanning à Huismes en 2006, qui, restaurée, ouvre au public en 2010 et sera labellisée Maison des Illustres en novembre 2016.



Novembre

8e Prix Zervos Région Bourgogne Franche-Comté

Lancement de l'appel à candidatures de plasticiens pour le 8ème Prix Zervos, Région Bourgogne Franche-Comté, qui sera décerné en mars 2019.

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